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Mauriac / Jacques Monférier


Coups de couteauMauriac, FrancoisDouble page intérieure
Mauriac, Francois
Coups de couteau
Double page intérieure
De longs manuscrits et de précieuses éditions illustrées composent le fonds Mauriac, mais aussi de nombreux textes plus courts sur lesquels nous voudrions attirer l’attention, lettres ou articles. Dans la spontanéité de la correspondance s’expriment la vivacité et la sensibilité de l’écrivain, ainsi que son état d’esprit du moment. Quel contraste entre les lettres passionnées du jeune poète des Mains jointes en 1911 et la lettre de 1947 à la même amie Madeleine Le Chevrel, où le penseur engagé dit son inquiétude avec gravité devant l’épuration. D’un tout autre ton, une brillante passe d’armes oppose Cocteau et Mauriac en décembre 1951 à propos de la représentation de Bacchus. Les manuscrits des « lettres ouvertes » échangées par les deux écrivains offrent un contraste entre la grande écriture ferme et presque sans retouches de Cocteau et les surcharges et ratures de la petite écriture de Mauriac. La vivacité et la spontanéité d’une dédicace exceptionnelle sur deux pages des Mains Jointes à l’éditeur Paul Hartmann sont émouvantes, mais cela n’exclut ni les ratures ni les corrections.
La formule-choc, le mot qui fait mouche sont presque partout spontanés. Mais lorsqu’en plus il s’agit d’un texte destiné à la publication, l’écrivain ne cesse de se relire. La quête du mot juste, de l’image appropriée se manifeste jusque dans la préparation des articles de revues ou de journaux. Les trente-trois tapuscrit des articles de La Table ronde en 1949-50 sont ainsi corrigés et complétés à la main, comme les manuscrits de vingt articles de Temps présent en 1938. Les grands manuscrits portent à leur sommet ce souci de perfection, comme les cinq cahiers de La Fin de la nuit où l’abondance des retouches et des surcharges rend parfois le texte presque illisible.
Lorsqu’on a la chance de posséder un jeu d’épreuves corrigées à la main par l’auteur comme pour Coups de couteau, on se rend compte à quel point le travail de l’écrivain reflète un incessant mouvement créateur dont seule l’impression définitive arrête et fige l’œuvre. Le bouillonnement de la création artistique se révèle ainsi sous nos yeux dans son mystère encore vivant.

Coups de couteauMauriac, FrancoisDouble page intérieure
Mauriac, Francois
Coups de couteau
Double page intérieure

Le Feu sur la terreMauriac, FrançoisFeuillet
Mauriac, François
Le Feu sur la terre
Feuillet

Le Feu sur la terreMauriac, FrançoisFeuillet
Mauriac, François
Le Feu sur la terre
Feuillet

Le Feu sur la terreMauriac, FrançoisFeuillet
Mauriac, François
Le Feu sur la terre
Feuillet


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